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Le Maroc, un voyage des plus dépaysant où l’on se sent loin de la maison. Un rêve d’enfant qui devient réalité. Se promener à dos de dromadaire dans les dunes du Sahara, prendre le thé dans une piscine au milieu du désert, prendre le thé avec des artisans locaux, et prendre le thé, encore et encore un peu partout. Entendre la prière musulmane plusieurs fois par jour et se sentir encore une fois, tellement loin de chez nous… Voilà ce pourquoi je voyage.

Un paradis lointain…

3 heures de route en voiture, 7 heures d’avion, 4 heures de train et encore 14 heures de route en voiture. Voilà ce qu’on doit parcourir pour se rendre aux portes du désert ! Quand on pense au désert du Sahara on pense « lointain », quand on s’y rend on comprend que c’est plus que « lointain ». On a l’impression que c’est au bout du monde. Après avoir parcouru tout ce chemin, lorsqu’on entend littéralement le silence comme on ne l’a jamais entendu auparavant, on se sent à la fois impuissant et invincible.

Le « mode marocain » !

Une des choses qui m’a le plus marquée de ce voyage, est de constater à quel point les Marocains sont sur un « beat » différent du nôtre. Complètement à l’opposé de la routine occidentale stricte et stressante. Les Marocains semblent s’écouter beaucoup plus que nous pouvons nous écouter. Je m’explique. Lorsque nous sommes bien établis dans une routine de travail, nous avons des responsabilités, nous devons performer constamment pour être pris au sérieux. Il nous arrive donc souvent de fermer les yeux et d’avancer, aller travailler même si on n’en a pas envie ou même si on a un affreux mal de tête. Les Marocains ne suivent aucune règle à la lettre. Toutes les raisons sont bonnes pour faire ce qui leur plait. « Je vais revenir peut-être demain, ou peut-être pas demain, peut-être fériée, ça dépend des étoiles ». « Il manque une pièce pour réparer le climatiseur, peut-être demain nous l’aurons, peut-être pas non plus… ». Pour nous qui sommes habitués à la performance et au professionnalisme, ça peut être frustrant, mais lorsqu’on y pense, ils pensent d’abord à eux et c’est bien tant mieux.

Un moment mémorable !

À Marrakech, dans la vieille Médina, en cherchant un restaurant traditionnel et pas trop touristique, nous avons eu la chance de tomber sur un Marocain très sympathique et très accueillant du nom de Nabil. Il nous a invités à souper sur la terrasse privée sur le toit de sa maison. Musique marocaine, décor typique et tangia au menu. La tangia est une spécialité de Marrakech. Une viande mijotée dans un grand bol de terre cuite, pendant une dizaine d’heures dans plus de 45 épices, que nous devons déguster à l’aide de nos mains et d’un morceau de pain frais. Je n’ai pas besoin d’en dire plus pour vous faire imaginer le moment. J’aurais bien aimé noter l’adresse pour vous, mais je parle ici d’un endroit au milieu de la vieille Médina. Lorsque vous irez, vous comprendrez que noter une adresse, suivre une carte ou chercher un endroit est pratiquement impossible. Mais ne vous découragez pas, car se perdre dans les souks de Marrakech fait partie de l’expérience ! Nous avons terminé ce moment agréable avec le fameux thé à la menthe. Au Maroc, il ne se passe pas 12 heures sans qu’on nous offre un thé à la menthe, et attention, c’est mal vu de le refuser alors si vous n’aimez pas le thé… vous apprendrez à l’aimer !

Sur ce, « shoukran » et « inch’allah » !

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